Rim℮rrante

« Laisse moi mon stylo, y'a pas moyen que je m'arrête ; j'ai une envie d'écrire comme t'as une envie de cigarette. » Grand Corps Malade

Carrefour 8 août 2008

Classé dans : Atelier d'écriture 2oo7-2oo9 — rimerrante @ 23:44
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© F. Cohen Moreau

© F. Cohen Moreau

 

 

Ici se croisent wlad lyautey, et wlad lmakhzen, wlad che3b et wlad leflous ou tout simplement tous les wlad derb. Mélange. Brassage. On s’ignore. On se regarde à peine. Mépris. Envie.

Mais tellement de choses en commun. Lesquelles ?  Moi ! Je vis dans ces deux mondes : je viens de l’un et je suis dans l’autre. Je suis dans les deux en fait. Enfin, je ne sais pas…

 

Les lycéens des écoles publiques m’insultent dans la rue… les mêmes avec qui j’ai passé le brevet. Ils m’avaient bien accepté à l’époque même si je venais d’une école privée, dial leflouss comme ils disent.

Choquée. Confuse. Perdue. Coincée. Peut –être… Bent lyautey ? Ca, jamais ! Et puis mon père ce n’est pas Lyautey, il est agent d’assurances !

 

Je n’aime pas les clichés, les préjugés. On juge l’autre sans le connaitre. Mais comment faire pour savoir ? Erreur des deux cotés… Je m’en fous. Dans un an, tout ça sera du passé. Personne ne s’y intéressera : le nom de mon lycée, de mon quartier… Un jour, tout ça s’en ira. Mais ce qui restera à jamais, c’est que je suis marocaine. Et ça, personne ne pourra  me l’enlever !

 

 

wlad : enfants

lmakhzen : …

che3b : peuple

lkaryan : bidonville

dial : de

leflous : argent

derb : quartier

Bent : fille

 

8 août 2008

Classé dans : Atelier d'écriture 2oo7-2oo9 — rimerrante @ 23:02
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© L. Fernandez

© L. Fernandez

 

Je suis coincée. C’est un fait, on n’y peut rien, c’est comme ça. C’est la vie. D’ailleurs on me l’a toujours dit mais ce que les autres ignoraient, c’est qu’ils étaient dans la même situation que moi. Oui, car dans ce pays, nous sommes tous coincés ! Et il n’y a qu’à voir notre situation géographique pour le prouver : (coincés) entre l’Atlantique et la Méditerranée. Mais ça ne s’arrête pas là ! Car nous sommes aussi coincés entre le tagine et le hamburger, lbelgha et les converses, jellaba et le slim mais aussi entre nos racines africaines et nos rêves européens. Et surtout, nous sommes coincés entre 1429, 2008 et 2958. Il faut dire que l’on peut fêter trois nouvelles années en une seule semaine !

 

Mais bon, chacun choisit son camp Mc Do ou Amine, Zara ou Lakriâa,… – et chacun avance à son propre rythme : quinzième, vingt-et-unième ou trentième siècle. Et d’ailleurs, cela pourrait bien expliquer l’écart qui se creuse entre les Marocains. Oui, car lorsqu’on vit pendant trois siècles différents dans un même pays, les mœurs comme les mentalités changent. Il ne s’agit pas là de critiquer certains en particulier… mais plutôt les Marocains en général ! Car où allons-nous avec quinze siècles d’écart entre des personnes qui se côtoient tous les jours ? Cela pourrait sembler être de la science-fiction. Certains l’appellent « schizophrénie ». Mais quelqu’un pourrait-il m’expliquer où est l’unité de ce pays ? Dans la langue ? Sûrement pas. Puisque même celle qui pourrait être la « langue du peuple » ne fait que réaffirmer que nous sommes coincés : un ramassis loufoque de mots de toutes les langues, voilà ce qu’est la darija !

Alors maintenant, chers cons-citoyens, la prochaine fois que vous me traiterez de « coincée », pensez bien que je ne suis pas la seule et que l’on est près de trente millions dans la même situation.

Mais bon, c’est un fait, on n’y peut rien, c’est comme ça… et c’est mon Maroc. 

 

Lbelgha : babouche

 

8 août 2008

Classé dans : Atelier d'écriture 2oo7-2oo9 — rimerrante @ 22:44
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Bien plus viscéral que le tberguig et bien mieux pratiqué que le football, notre sport national est sans aucun doute la viande.

La Coupe de l’Aïd le Grand – ou Aïd Al Adha – dure beaucoup moins longtemps qu’une coupe du monde de football. Et pour cause, il n’y a ni sélection, ni joueurs sur la touche et pas même de remplaçants.

Pour participer, il faut juste être marocain – ce n’est pas qu’on dénigre les étrangers mais c’est juste que (les pauvres !) le niveau est trop élevé pour eux. On ne voudrait tout de même pas qu’ils gardent un mauvais souvenir de notre plus beau pays du monde ! Et puis tout simplement parce que la CAG, c’est le seul truc qu’on sait (bien) faire et on ne va pas partager ça aussi; merci !

Une autre condition est d’avoir un os à la place du cerveau et une khencha dial zbel au lieu de l’estomac. Mais ça, ce n’est pas très compliqué vu que c’est automatique chez nous, les Marocains. C’est donc aussi pour cette raison qu’on n’accepte pas d’étrangers.

Donc la CAG ne dure pas longtemps : deux jours officiellement, trois pour les prolongations; soit le temps de débiter un mouton entier – voire deux, certaines fois, de manger la viande, les abats, la graisse et tout le reste.

La compétition se déroule généralement en deux matchs – un pour chaque journée – avec plusieurs mi-temps chacun.

Et comme tout autre compétition, la CAG a ses adeptes, soit près de 95% de la population marocaine si on exclut les bébés édentés de moins de 18 moins et les vieux – édentés aussi – de plus de 75 ans qui, faute de mieux, doivent se contenter de compote de pommes de terre, et encore. Mais là n’est pas la question. Revenons à nos moutons !

Contrairement au football, pas besoin de faire de passes. On peut toutefois dribbler ; mais pour gagner, il faut marquer le plus de buts possibles contre son propre camp. D’ailleurs, si les femmes réussissent moins lors de la CAG, c’est parce qu’elles avantagent souvent un des camps adverses, surtout lorsqu’il s’agit de leurs enfants.

Enfin, le gagnant de la CAG remporte la coupe à petites oreilles, aussi appelée tête de mouton, qu’il pourra conserver tel un trophée dans son frigo !

tberguig : commérage

khencha dial zbel : sac poubelle

 

Home 7 août 2008

Classé dans : travel — rimerrante @ 21:53
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In the middle of nowhere. Blue sky and nature, that’s all. Not a tourist site. Not the Morocco all people know. Actually, it could be anywhere else in the world.

 

But here is where I’m home. I love this expression: “I’m home”. Even in the middle of nowhere, I feel home.

This picture was taken somewhere on the coastal road that leads from Safi to Casablanca. It was the first time I’ve been to Safi… but I really felt that I’ve always been there. We never know, maybe it’s true Maybe one of my ancestors has lived here. And even if it’s not true, this is my country, so I’m home. But how can you explain that I had the same feeling while being in Granada or Istanbul… The ancestral explanation again? Maybe

 

A photo taken at random… I didn’t choose the place, neither the angle of view. Nothing. I have nothing decided. But these are rather the speed of the car, of my fingers on the button «capture» and the speed image capturing of my phone that have decided in my place.

 

My heart was sad or rather upset but my head was free as the wind out there. I would have liked to go out of the bus, run and scream in this place that I had never known. This place that was “my home”!

 

All this to tell you: always travel with the feeling of being home. Because this whole world is our big home!

 

 

 

Justine Lévy – Rien de Grave 3 août 2008

Classé dans : Lis tes ratures — rimerrante @ 21:34
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« La vie est un brouillon, finalement. Chaque histoire est le brouillon de la prochaine, on rature, on rature, et quand c’est à peu près propre et sans coquilles, c’est fini, on n’a plus qu’à partir, c’est pour ça que la vie est longue. Rien de grave. »

 

Jean Genet à Elias Sanbar dans “Le bien des absents” 3 août 2008

Classé dans : Lis tes ratures — rimerrante @ 00:30
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« Chaque fois que tu éprouveras le besoin d’ajouter un adverbe après un verbe, dis-toi que tu n’as pas trouvé le bon verbe. Méfie-toi des expressions courantes, elles sont toutes fausses. Tu dois être capable d’écrire sans la moindre ponctuation et il faut que ton texte soit parfaitement intelligible, alors, et seulement, tu ponctueras selon ta respiration et non selon les règles que l’on t’a apprises. »
 

غسان كنفاني – رجال في الشمس 3 août 2008

Classé dans : Lis tes ratures — rimerrante @ 00:09
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الشّمس في وسط السّماء تَرسُم فوق الصّحراء قبة عريضة من لهب أبيض، و شريط الغبار يعكِس وهجاً يكاد يعمي العيون… كانوا يقولون لهم إنّ فلاناً لم يعد من الكويت لأنه مات، قتلته ضربة شمس، كان يغرس معوله في الأرض حين سقط فوقه و فوقها، و ماذا ؟ ضربة شمس قتلته، تريدون أن تدفنوه هنا أم هناك ؟ هذا كل شيء، ضربة شمس ! هذا صحيح، من الذي سماها ضربة ؟ ألم يكن عبقريا ؟ كأن هذا الخلاء عملاق خفي يجلد رؤوسهم بسياط من نار وقار مغلي. و لكن أيمكن للشمس أن تقتلهم و تقتل كلّ الزخم المطويّ في صدورهم ؟

 

 

Quel langue pour quel peuple ? 2 août 2008

Classé dans : Culture — rimerrante @ 13:18
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La langue est le principal représentant d’un peuple. Elle le rassemble car elle est commune à tous ses citoyens. Quelle serait donc cette langue qui rassemblerait tous les Marocains ?

 

95 % des marocains ne parlent ni arabe littéraire, ni français, ni espagnol…

 

L’arabe est la langue des marocains.  Nul ne peut le nier. Cependant, celle-ci est peu, voire pas du tout, pratiquée. Rares sont les domaines qui résistent à l’avancée de la darija comme les journaux télévisés – même si, durant les reportages, les témoignages restent en darija ; les revues et journaux (même s’il y en a de plus en plus en darija, l’arabe littéraire reste majoritaire), ou encore l’enseignement. Mais ce dernier point reste à voir vu l’état critique de l’enseignement national. De plus, selon certains revendicateurs de la darija, lorsque l’élève marocain, se rend à l’école à l’âge de 7 ans, il doit apprendre une langue totalement étrangère à la sienne. L’absence de la pratique de l’arabe littéraire est donc souvent utilisée comme argument par les défenseurs de la darija ou encore de l’amazigh. Il en  arrive même à faire de l’arabe le bouc-émissaire de ces revendicateurs. Sauf que l’arabe littéraire est tout aussi victime puisque c’est une langue marginalisée, non pas par les autorités officielles comme l’est la darija, mais par le peuple lui-même… Toutefois, il existe un domaine où l’arabe classique est prépondérante, voire sacrée. Il s’agit du domaine religieux : l’arabe étant la langue du Coran, il faut absolument l’apprendre pour tout musulman. Sauf que, comme le signale Ahmed Bennabes, citoyen marocain qui a publié un article dans La Vie Eco de septembre 2003, « on oublie tout simplement que les plus grands pays musulmans sur terre sont ceux qui enseignent leur langue nationale comme l’Iran, l’Indonésie, la Turquie ou encore le Pakistan ». L’arabe littéraire n’est donc officiel que par son statut mais elle ne peut être la langue du peuple marocain vu qu’il ne l’utilise presque pas.

En revanche, le français est de plus en plus utilisé au Maroc puisque ce dernier est un pays francophone. En effet, le français est la langue administrative du Maroc. On y parle, travaille et étudie en français. De la maternelle au supérieur, à des degrés différents selon que le système soit privé ou public, les études se font en français. De plus, même en dehors du milieu administratif ou éducatif, le français est beaucoup pratiqué : dans les banques, les restaurants, les magasins,… Partout on parle français. Sauf que cette pratique reste limitée au paysage urbain. Le français ne peut donc être la langue de tout un peuple puisqu’il n’est pas commun à tous ses citoyens. De plus, le français reste la langue des colonisateurs ; et elle ne pourrait donc être langue officielle tout simplement par fierté des marocains. L’hypothèse du français comme langue officielle est donc doublement rejetée : tout d’abord puisqu’elle est spécifique à une partie seulement des citoyens ; mais aussi à cause de l’esprit nationaliste marocain.

De même pour l’espagnol qui ne concerne qu’une minorité de marocains (au Nord et au Sud)  et qui est très peu pratiqué même dans ces régions-là.

 

Amazigh : langue légitime

 

L’amazigh est la langue du peuple originel. Elle a donc une certaine légitimité et mérite d’être reconnue. En effet, depuis le milieu des années 1990 déjà, les Amazighes ont droit au journal télévisé dans leur langue maternelle. Et depuis quelques années, l’enseignement de l’amazigh se fait à l’école dans les régions berbères. Cependant, certains se plaignent de sa mauvaise qualité. Mais cela n’est pas nouveau en ce qui concerne l’enseignement national…

Dernièrement, le secteur de la communication s’est lui aussi dirigé vers l’amazigh avec notamment la publicité mais aussi l’industrie du téléphone et le premier téléphone portable en tifinagh (alphabet amazigh). Restent encore les administrations et tous les autres services… Mais aussi, grande revendication des Amazighs : une constitution en version berbère, la laïcité et un Etat fédéral,… Mais cela ne joue pas sur la langue mais sur le domaine politique. De plus, il existe au Maroc trois variantes de la langue amazigh (le rifain, le tamazight et le tachelhit) qui  se distinguent parfaitement. 

On pourrait donc se demander pourquoi l’on reconnaitrait l’amazigh qui, en plus d’être différent d’une région à l’autre, n’est parlé que par 40 % des Marocains et ne pas reconnaitre la darija qui, elle, est plus ou moins parlée par la quasi-totalité des Marocains.

 

Darija, langue du peuple ?

 

La darija apparait comme LA langue du peuple marocain puisque c’est la seule qui est plus ou moins parlée partout dans le royaume (même dans les régions berbères on arrive à se comprendre, notamment avec les touristes), mais aussi puisqu’elle regroupe des mots des diverses langues marocaines. Cependant, comme l’indique l’écrivain Mohamed Choukri : «  Après l’indépendance, le pays a adopté une politique d’arabisation qui voyait la darija comme une forme corrompue de l’arabe » du fait qu’elle comprenne des mots étrangers (notamment le français et l’espagnol). Cependant, cela n’a pas empêché son utilisation dans plusieurs secteurs comme le commerce et cela depuis toujours. Mais aussi dernièrement, dans le domaine de la communication avec les publicités (Sma3ni de Maroc Télécom, par exemple) ou encore l’information (Nichane, Al Amal, Khbar

Bladna,…). Mais aussi dans le domaine artistique, notamment le cinéma, la musique (Bigg, Hoba Hoba Spirit,…), et dernièrement la littérature avec Tqarqib ennab, le dernier livre de Youssouf Amine El Alami. En effet, la darija permet la découverte des talents marocains mais aussi la scolarisation d’un plus grand nombre de personnes.

Elle est donc passée de l’oralité (le commerce) à l’écrit (la littérature). Mais elle reste encore marginalisée et non officielle. Puisqu’en effet, le meilleur moyen d’en faire LA langue marocaine passe à travers l’enseignement. Mais cela demandera beaucoup d’efforts et de patience puisque ce domaine doit être entièrement réformé.

 

 

Dans l’absolu, la meilleure solution serait d’officialiser toutes les langues marocaines comme l’a fait l’Inde (15 langues officielles). Et cela permettrait donc d’affirmer réellement notre richesse culturelle. Mais cette solution reste une utopie puisqu’il faudrait un enseignement national qui pourrait valoriser cette richesse.

 

 

 

 

LOVIN’ YOU IS KILLING ME 2 août 2008

Classé dans : Me, myself and I — rimerrante @ 12:39

tout le monde bosse, et moi je pense à toi. seule. je veux en finir avec ça. avec toi. toutes ces chansons reflètent assez bien ce que je ressens. mais cela ne suffit pas. je veux crier hurler ma rage. pas de virgules pas de points de suspension. rien pour cette fois. brut voila c’est ça. je veux en finir avec ça. avec toi. je t’aime est-ce que tu comprends ? je ne te trouve pas sympa drole beau chiant gentil ou quoi que ce soit d’autre. je t’aime c’est tout. je t’aime trois mots tellement chiants et fades et nuls et inutiles. trop de fois utilisés. je t’aime mais c’est comme ça. je t’aime et c’est tout ce que je trouve à dire. j’aime quand tu me regardes. ou quand je crois que tu me regardes. je ne sais pas. peut-etre que je me fais de fausses idées. mais dans tous les cas est-ce que ça changera quelque chose à ce que je ressens ? je t’aime est-ce que tu comprends ? je t’aime et tu t’en fous. je garde un peu d’espoir mais j’ai peur de me briser à la fin. j’ai changé je sais. tout ce qu’on peut me dire de mauvais sur toi ne me fait aucun effet. ça ne change rien. c’est impossible je ne peux pas accepter ça. meme que je suis jalouse et ça c’est vraiment la preuve que je ne suis plus la meme. j’avais toujours l’habitude de laisser tomber quand il n’ y avait plus d’espoir. mais là je m’accroche à tout meme à tes doigts comme dit la chanson. rien n’a plus d’importance pour moi. meme mes reves tournent autour de toi. j’ai laissé de coté mes objectifs de réussite. je sais que je suis pathétique mais c’est pas de ma faute comme dirait l’autre. j’ai changé tu vois. je pourrais faire une liste de ce qui a changé en moi. meme que j’ai abandonné mon obsession pour les majuscules les points de suspension la lecture pendant la récréation le cdi. et j’irais meme jusqu’à dire que le soleil ne me fait plus peur. tant pis si j’ai une migraine tant que je peux te voir. te voir marcher parler regarder ailleurs comme si rien n’avait d’importance. je me sens ridicule et pathétique d’autant plus que tu es tout ce que je n’aime pas chez un mec. mais je t’aime. pas pour “tout ce que tu es” mais pour ce que je suis quand je suis avec toi. enfin “avec toi” ça reste à voir. personne ne s’en doute et les rares personnes à qui je le dis sont ou surprises ou trop traumatisées pour me répondre quoi que soi. personne ne s’y attendait. pas meme moi. alors après tout ça tu pourrais pas faire un effort et laisser ta fierté de coté ? mais peut-etre que c’est trop te demander…
( o2.o7.2oo8 )
Je t’ai revu aujourd’hui, et ça ne m’a fait aucun effet. J’ai repris certaines de mes habitudes, mes virgules et mes MAJUSCULES sont de retour,… On pourrait penser que cela n’a été qu’une étape intermédiaire qui m’a permis de grandir un peu plus et d’avoir un peu moins peur de prendre des risques ! Lévy avait raison : ” la vie est un brouillon, finalement. Chaque histoire est le brouillon de la prochaine, on rature, on rature, et quand c’est à peu près propre et sans coquilles, c’est fini, on n’a plus qu’à partir, c’est pour ça que la vie est longue. Rien de grave.”