Rim℮rrante

« Laisse moi mon stylo, y'a pas moyen que je m'arrête ; j'ai une envie d'écrire comme t'as une envie de cigarette. » Grand Corps Malade

La vie d’un junkie de bonne famille 8 juillet 2009

Classé dans : Me, myself and I — rimerrante @ 19:59

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La vie d’un junkie de bonne famille. Sympa comme titre de roman ! Maman porte le voile et prêche la bonne conduite, conseille aux jeunes filles de suivre SON chemin mais, en même temps autorise son fils chéri à « hook up » à droite et à gauche, prétend que son argent ne doit pas se salir dans les « endroits de Satan » et pourtant débourse des centaines de dirhams dans le financement des « bouteilles » de son fils. Hypocrisie ou simple naïveté venant de la part de cette Maman d’un fils de bonne famille ? A votre avis ?!

Quant à Papa, il est fier -en cachette, bien sur ! – de son fiston qui a suivi son (propre ?) chemin : c’est ça la jeunesse, après on deviendra plus sage ! Oui, c’est ça la jeunesse, c’est ça GRANDIR, être autonome et responsable. C’est se laisser influencer par une bande d’idiots comme on  en trouve partout, se trouver « fachion », et bien sur… faire genre ! Je n’ai même pas besoin de me questionner sur les raisons psychologies et psychiques qui amènent ces jeunes à se comporter ainsi, c’est évident que c’est la preuve d’un manque réel de confiance en soi, de personnalité et d’assurance.

La vraie question concerne le comportement des parents. Ce n’est pas pour rien qu’on les appelle « responsables » ! Je n’excuse pas pourtant cette jeunesse débauchée. Mais dans une société aussi hypocrite que la notre, comment reconnaître le fautif ? On fait semblant de ne pas savoir, et le jour où le fils rentre saoul, on s’étonne, on accuse les amis, « asdika’ assou’ », on n’en parle pas pendant les réunions de famille, mais on continue à ragoter et à critiquer les fils des autres.

On trouve dans la langue espagnole un mot intéressant, et pourtant si commun : Inocente. On pourrait croire que ça a le même sens que naïf, ou que c’est le contraire de coupable. Mais ce mot a un tout autre sens : il fait référence à une personne qui renvoie toujours la faute sur les autres : le train qui est parti, le verre qui s’est cassé, et la vie qui est… comme ça !

Ne soyez alors plus étonnés si l’on vous dit un jour que la société marocaine est inocente (il n’y qu’un « n » en moins, mais il fait toute la différence !)