Rim℮rrante

« Laisse moi mon stylo, y'a pas moyen que je m'arrête ; j'ai une envie d'écrire comme t'as une envie de cigarette. » Grand Corps Malade

Jacques Salomé – Conte de la petite fille qui croyait que l’amour viendrait un jour la chercher 9 novembre 2009

Classé dans : Lis tes ratures — rimerrante @ 22:11

Il était une fois une petite fille qui, depuis longtemps, portait dans son cœur le rêve d’un grand et bel amour. Elle rêvait à un garçon, puis plus tard à un homme, un inconnu à venir à qui, elle donnerait sa vie, son corps et tout son être.

Les années passèrent et le bel amour n’arrivait pas. Elle le cherchait partout en vain, dans le moindre sourire, dans chaque regard, dans chaque rencontre.

Pendant des années, elle fut sûre que l’amour viendrait vers elle, la reconnaîtrait entre toutes et lui dirait : “Oui, c’est toi que je cherchais, je suis venu pour toi, pour toi seule…”

Et la petite fille devenue grande, pour ressembler à ses amies, aux autres femmes, renia son beau rêve et s’en alla dans les bras d’un inconnu qui passait.

Elle ne savait pas encore qu’elle s’était trahie, car ne connut dans cette rencontre là ni l’amour, ni le plaisir, ni même la possibilité de rêver sa vie.

Puis un jour la relation cassa, elle prit la fuite pour sauver un peu de sa vie. Longtemps, longtemps, son corps garda la trace de cette histoire au début banale, puis médiocre et enfin sordide.

Elle restait, depuis fermée au plaisir, effrayée par le possible d’un partage.

Un jour, bien longtemps plus tard, elle découvrit, tout au fond d’elle, cet amour qu’elle avait tant recherché à l’extérieur.

Oui, elle rencontra cet amour en elle, comme une force extraordinaire qui la poussa vers un homme qu’elle n’avait ni attendu, ni espéré. Il fut là sans même qu’elle le sût, il fut là tout entier, tout présent.

Il fut là et elle s’éveilla ou, plutôt, ce fut l’amour qu’elle portait en elle qui s’éveilla.

Telle une source, il irrigua chacun de ses gestes, ensoleilla ses paroles, fit germer des possibles qu’elle ne soupçonnait même pas.

Ce fut comme un tremblement de terre interne qui secoua toute son existence.

Elle qui avait tant attendu, espéré un amour unique venant vers elle du dehors, découvrait étonnée, ébahie, qu’il avait sommeillé jusqu’à ce jour en elle. Qu’elle le portait au secret de son corps, inouï, extraordinaire de vivacité, surprenant, d’imprévisibles.

L’homme à qui elle donna cet amour inespéré fut si surpris, dans un premier temps, qu’il douta de ce sentiment si fou, si soudain. Il en eut même un peu peur au début. “Je ne le méritais pas pensait-il, elle doit se tromper et me prendre pour un autre.

Mais c’était bien lui qu’elle avait choisi, seulement lui. La suite de l’histoire, je ne peux le dire car il arrive parfois que des amours humains soient agrandies, si amplifiées par ceux qui les reçoivent qu’elles deviennent des légendes.

Et je ne veux entraîner personne dans un rêve qui ne saurait trouver sa place dans la réalité. À moins que, écoutant tout au fond de vous ….

 

Mark Twain 3 novembre 2009

Classé dans : Lis tes ratures — rimerrante @ 18:17

“Dance like no one is watching. Sing like no one is listening.

Love like you’ve never been hurt and live like it’s heaven on Earth.”

 

Nelly Furtado & Juanes – Te Busque 2 novembre 2009

Classé dans : Muse-ic — rimerrante @ 22:42

I look in the mirror the picture’s getting clearer
I wanna be myself but does the world really need her

[...]

My depression keeps building like a cup overfilling
My heart so rigid I keep it in the fridge
It hurts so bad that I can’t dry my eyes
Cuz they keep on refillin’ with the tears that I cry…

 

Kaya Fraser – Late 2 novembre 2009

Classé dans : Muse-ic — rimerrante @ 22:39

But I’m addicted to complication


And I think, I think, I think I think too much

 

Is it (still) true? 2 novembre 2009

Classé dans : Me, myself and I — rimerrante @ 22:36

“ Elle veut l’oublier. Il ne s’agit que de ça. Elle se perd dans ses illusions, se complique la vie. Elle s’est perdue. Elle ne sait plus qui elle est, ce qu’elle veut, ce pour quoi elle doit se battre, contre qui se battre. Elle n’aime rien. Rien que des instants volés où elle repense à ses rêves, les croise, et croit les avoir retrouvés…

Elle sait qu’elle ne l’aime pas forcément. Elle sait juste qu’elle a besoin de lui pour se sentir bien, rassurée. Pour oublier l’autre, un peu plus. Il ne s’agit que de ça. Pour être sûre d’avoir tourné la page [...] ”

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