Rim℮rrante

« Laisse moi mon stylo, y'a pas moyen que je m'arrête ; j'ai une envie d'écrire comme t'as une envie de cigarette. » Grand Corps Malade

Is it (still) true? 2 novembre 2009

Classé dans : Me, myself and I — rimerrante @ 22:36

“ Elle veut l’oublier. Il ne s’agit que de ça. Elle se perd dans ses illusions, se complique la vie. Elle s’est perdue. Elle ne sait plus qui elle est, ce qu’elle veut, ce pour quoi elle doit se battre, contre qui se battre. Elle n’aime rien. Rien que des instants volés où elle repense à ses rêves, les croise, et croit les avoir retrouvés…

Elle sait qu’elle ne l’aime pas forcément. Elle sait juste qu’elle a besoin de lui pour se sentir bien, rassurée. Pour oublier l’autre, un peu plus. Il ne s’agit que de ça. Pour être sûre d’avoir tourné la page [...] ”

26.o1.2oo9

 

23 octobre 2009

Classé dans : Me, myself and I, NoMad's Land — rimerrante @ 22:24

Les erreurs du passé ne nous apprennent rien. On croit avoir appris des choses, trouvé les astuces pour éviter de les refaire. Mais souvent, lorsqu’on commet une erreur, c’est dans un moment d’inconscience, ce qui réduit à néant l’utilité d’une quelconque expérience.

 

Je deviens comme ces gens qui n’ont pas de but, qui se contentent du peu qu’ils ont, qui « font avec », qui ne rêvent plus, qui n’ont pas de goût, ni de dégoût, juste le vide… 9 octobre 2009

Classé dans : Me, myself and I, NoMad's Land — rimerrante @ 21:11

Retrouver une part de soi que l’on croyait acquise à jamais. Tomber de haut, mais ne se rendre compte de sa chute que lorsqu’on a atteint le fond.

Comment récupérer quelque chose qu’on croyait posséder pour de bon ? Comment récupérer un sentiment, une envie, un besoin ? Comment retrouver l’appétit ? Un appétit si doux et vital. L’appétit d’écrire, de décrire, de vivre à travers les mots, de les posséder, d’en jouer, d’en rêver…

Comment trouver des réponses à mes questions ? Comment trouver une (autre) chute ?

 

Casablanca sur le bout de la langue <3 3 octobre 2009

Classé dans : Me, myself and I, NoMad's Land — rimerrante @ 01:31

« Leaving the city of my dreams,

la ville qui m’a vu grandir, rire et pleurer dans ses rues, courir, balancer des oeufs sur mes amis, en esquiver d’autres, la ville qui m’a tant inspiré dans mes écrits, sale et belle à la fois, desespérée et désespérante à la fois, mais jamais déprimante. Tabkhira lcasawiya, Hoba Hoba qui me souhaite la bienvenue chez moi, alors que je m’en vais vers un nouveau “chez moi”, excitée et triste à la fois… »

C’était il y a plus d’un mois. Aujourd’hui, je suis là(sse), dans ma chambre, en colère, les larmes aux yeux, nostalgique, indifférente, mélancolique, lunatique… et à coté de ça, le monde qui continue d’avancer, la terre qui ne cesse de tourner… et tout me donne le vertige.  Comment savoir si l’on est au bon endroit au bon moment ? Croire au destin ? Ou laisser aller. Se laisser aller. Y croire encore un peu, mais sans faire trop d’efforts,  s’ennuyer ici et ailleurs, rêver d’ailleurs et lorsqu’on y est, rêver de revenir ou rêver d’un nouvel ailleurs.

Personne à qui parler, rien de passionnant ici pour l’instant…

Continuer à esperer que ça ira mieux demain… Mais jusqu’à quand ?

 

Rahal 12 août 2009

Classé dans : Atelier d'écriture 2oo7-2oo9, Me, myself and I — rimerrante @ 17:35
Traverser la rue en courant. Aller au pisri. Acheter des caramels. Les manger trois par trois. Courir pour ne pas être en retard en cours. On court et on arrive en même temps que le prof de maths. Il est déjà 8h05.
On revient à midi. Du soleil, mais pas de migraines pour l’instant. On va à la boulangerie. Une longue file d’attente. L’odeur du pain chaud. Zut, pas d’argent ! C’est pas grave, on paiera plus tard : ici on vous connait bien. On traverse la rue pour rentrer à la maison. On revient parce qu’on a oublié d’acheter la limonade. Et on en profite pour acheter des bonbons.
On croise ces mendiants qui vous connaissent depuis des années, qui connaissent votre nom, vos habitudes,… On leur file la monnaie parfois. Tant pis pour les bonbons, ça sera pour une autre fois !
Quatorze heures moins cinq. Encore en retard. Mais on aimerait bien s’acheter un biscuit… ou deux ; un Tagger de préférence. Et puis, on s’oublie parmi cette multitude de choix… Il est déjà 14h05. Encore en retard. Toujours en retard…
Des vendredis après-midi perdus à errer « chez Rahal ». Des gens. Du bruit. Des amis. Des fous rires. Des pleurs. Des doigts d’honneur. Un début de conjonctivite. Des bagarres. Moul détail. Une cigarette ? Frime, tentation… non, merci ! Zemzem. De l’eau. Des œufs. Des cris sauvages. De la vie. Un clin d’œil. Son sourire. Il est parti.
Et puis, le vide. On évite d’y aller par peur de croiser un « vieil ami » et de ne pas savoir quoi lui dire. On ne traverse plus cette rue. On change de chemin…
Entre temps, une pharmacie a ouvert à l’endroit qui servait de dépôt de marchandises. L’pisri a été délocalisé plus loin ; un hanout version moderne a ouvert à la place avec des caissières diplômées bac+1 et où tout est propre et nouveau. Mais ça n’a plus le même charme. Même la boulangerie a fermé. Rahal s’est barré. Et il a pris tous mes souvenirs avec.
 

faith 21 juillet 2009

Classé dans : Me, myself and I, NoMad's Land — rimerrante @ 11:23

When you always know that it’s over before it begins, when you know that everything is said and done before you say a single word, when you know that you do not belong here, when you thought that things would change,… after all that, you just realize that you were simply wrong, that the only thing that lasts is your faith. so just hang on and do not give up your faith in god.  you may not belong (anyw)here, so what ? you’re stronger than just giving up so easily, you do not even need people to be thankful to you, you just need to be yourself. so just find yourself and stay strong… because that is what you really are. do not care about what they say, what they think, just love it all (life, god, people, work,…) and let your faith make all the rest work ! :)

 

La vie d’un junkie de bonne famille 8 juillet 2009

Classé dans : Me, myself and I — rimerrante @ 19:59

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La vie d’un junkie de bonne famille. Sympa comme titre de roman ! Maman porte le voile et prêche la bonne conduite, conseille aux jeunes filles de suivre SON chemin mais, en même temps autorise son fils chéri à « hook up » à droite et à gauche, prétend que son argent ne doit pas se salir dans les « endroits de Satan » et pourtant débourse des centaines de dirhams dans le financement des « bouteilles » de son fils. Hypocrisie ou simple naïveté venant de la part de cette Maman d’un fils de bonne famille ? A votre avis ?!

Quant à Papa, il est fier -en cachette, bien sur ! – de son fiston qui a suivi son (propre ?) chemin : c’est ça la jeunesse, après on deviendra plus sage ! Oui, c’est ça la jeunesse, c’est ça GRANDIR, être autonome et responsable. C’est se laisser influencer par une bande d’idiots comme on  en trouve partout, se trouver « fachion », et bien sur… faire genre ! Je n’ai même pas besoin de me questionner sur les raisons psychologies et psychiques qui amènent ces jeunes à se comporter ainsi, c’est évident que c’est la preuve d’un manque réel de confiance en soi, de personnalité et d’assurance.

La vraie question concerne le comportement des parents. Ce n’est pas pour rien qu’on les appelle « responsables » ! Je n’excuse pas pourtant cette jeunesse débauchée. Mais dans une société aussi hypocrite que la notre, comment reconnaître le fautif ? On fait semblant de ne pas savoir, et le jour où le fils rentre saoul, on s’étonne, on accuse les amis, « asdika’ assou’ », on n’en parle pas pendant les réunions de famille, mais on continue à ragoter et à critiquer les fils des autres.

On trouve dans la langue espagnole un mot intéressant, et pourtant si commun : Inocente. On pourrait croire que ça a le même sens que naïf, ou que c’est le contraire de coupable. Mais ce mot a un tout autre sens : il fait référence à une personne qui renvoie toujours la faute sur les autres : le train qui est parti, le verre qui s’est cassé, et la vie qui est… comme ça !

Ne soyez alors plus étonnés si l’on vous dit un jour que la société marocaine est inocente (il n’y qu’un « n » en moins, mais il fait toute la différence !)

 

LOVIN’ YOU IS KILLING ME 2 août 2008

Classé dans : Me, myself and I — rimerrante @ 12:39

tout le monde bosse, et moi je pense à toi. seule. je veux en finir avec ça. avec toi. toutes ces chansons reflètent assez bien ce que je ressens. mais cela ne suffit pas. je veux crier hurler ma rage. pas de virgules pas de points de suspension. rien pour cette fois. brut voila c’est ça. je veux en finir avec ça. avec toi. je t’aime est-ce que tu comprends ? je ne te trouve pas sympa drole beau chiant gentil ou quoi que ce soit d’autre. je t’aime c’est tout. je t’aime trois mots tellement chiants et fades et nuls et inutiles. trop de fois utilisés. je t’aime mais c’est comme ça. je t’aime et c’est tout ce que je trouve à dire. j’aime quand tu me regardes. ou quand je crois que tu me regardes. je ne sais pas. peut-etre que je me fais de fausses idées. mais dans tous les cas est-ce que ça changera quelque chose à ce que je ressens ? je t’aime est-ce que tu comprends ? je t’aime et tu t’en fous. je garde un peu d’espoir mais j’ai peur de me briser à la fin. j’ai changé je sais. tout ce qu’on peut me dire de mauvais sur toi ne me fait aucun effet. ça ne change rien. c’est impossible je ne peux pas accepter ça. meme que je suis jalouse et ça c’est vraiment la preuve que je ne suis plus la meme. j’avais toujours l’habitude de laisser tomber quand il n’ y avait plus d’espoir. mais là je m’accroche à tout meme à tes doigts comme dit la chanson. rien n’a plus d’importance pour moi. meme mes reves tournent autour de toi. j’ai laissé de coté mes objectifs de réussite. je sais que je suis pathétique mais c’est pas de ma faute comme dirait l’autre. j’ai changé tu vois. je pourrais faire une liste de ce qui a changé en moi. meme que j’ai abandonné mon obsession pour les majuscules les points de suspension la lecture pendant la récréation le cdi. et j’irais meme jusqu’à dire que le soleil ne me fait plus peur. tant pis si j’ai une migraine tant que je peux te voir. te voir marcher parler regarder ailleurs comme si rien n’avait d’importance. je me sens ridicule et pathétique d’autant plus que tu es tout ce que je n’aime pas chez un mec. mais je t’aime. pas pour “tout ce que tu es” mais pour ce que je suis quand je suis avec toi. enfin “avec toi” ça reste à voir. personne ne s’en doute et les rares personnes à qui je le dis sont ou surprises ou trop traumatisées pour me répondre quoi que soi. personne ne s’y attendait. pas meme moi. alors après tout ça tu pourrais pas faire un effort et laisser ta fierté de coté ? mais peut-etre que c’est trop te demander…
( o2.o7.2oo8 )
Je t’ai revu aujourd’hui, et ça ne m’a fait aucun effet. J’ai repris certaines de mes habitudes, mes virgules et mes MAJUSCULES sont de retour,… On pourrait penser que cela n’a été qu’une étape intermédiaire qui m’a permis de grandir un peu plus et d’avoir un peu moins peur de prendre des risques ! Lévy avait raison : ” la vie est un brouillon, finalement. Chaque histoire est le brouillon de la prochaine, on rature, on rature, et quand c’est à peu près propre et sans coquilles, c’est fini, on n’a plus qu’à partir, c’est pour ça que la vie est longue. Rien de grave.”